1 . Mon parcours personnel

Bref, suite à cette présentation Musikagora place Pigalle, j'ai eu la chance de connaître

Place pigalle
pendant cette période dite des "trente glorieuses" ,
la fin de l'âge d'or des musiciens de "variétés"et
autres car à cette époque, il n'y avait pas de
barrières entre un accordéoniste musette et un
"jazzeux" ou encore un "classique" égaré
(Combien de musiciens fonctionnaires de la garde
républicaine et autres venaient "cachetonner"
le week-end dans les petits orchestres de banlieues ou combien encore de "jazzeux"
en mal de contrats venaient faire leurs gammes avec nous )
J'ai connu cette période à mes tous débuts en 1965, j'avais16 ans et n'ai plus retrouvé cette effervescence après 68 (Peût-être l'une des raisons fut ce refus du tout musette, pour ce
"tout rock"et pop et un enfermement dans des cases en :  rock-pop-blues-jazz -musette-
traditionnel-chanson française-folk -rap ou encore plus à l'écart -classique rigoureux ....
A l'orgue hohner 1965
  Puisse mon témoignage de ces années d'âge d'or musical, sans forfanterie et sans que cela soit superfétatoire, servir de comparaison historique à un parcours de musicos de ce XXIème siècle commençant .


Parcours illustré par des extraits de mon répertoire (Façon artisanale !)Enregistrés
 en situation de piano bar en direct (Piano midifié sur arrangeur)voix rajoutée ensuite .
(En 2000 sur korg pa 80 piano roland fp8- En 2007 korg pa1x et  piano roland fp3)


(Ouvrir avec music player ou mobile en haut à droite chrome google drive)
Sur mobile smartphone en haut à droite ...ouvrir dans chrome
 (Drive une seule fois ôter de la corbeille) 
  Extrait : Pigalle la blanche (Merci à Nathalie)
https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoTFJZNWZtVllLdFE/view?usp=sharing

  Mon journal : de Mirza au Korg pa4x

rdv des musiciens
1.  Quand, j'ai commencé mon parcours, c'était la période "yé yé", j'ai débuté dans les bals 
populaires et les guinguettes en petite formation de 3 ou 4 musiciens et c'était encore le "tout musette", on suivait un accordéoniste qui jouait tout le répertoire ; 3, 4 ...!  C'est parti ... tout
à l'oreille ! Autant dire que le résultat ne devait pas être très probant ; mais très rapidement, on comprenait le principe ...Il y avait l'accordéoniste sympa...et compétent,  qui te donnait la
tonalité de départ, et c'était déjà bien ! (Encore faut-il dire que beaucoup considéraient que
le 1er accord était la tonalité du morceau !)
Il y avait aussi les "pervers" ! qui cherchaient à te déstabiliser en te jaugeant ou en cherchant
des tonalités embarassantes et des morceaux peu connus. Mais très rapidement, on progressait,
on se débrouillait avec les accords principaux que l'on égrénait ça et là, et puis au bout de
quelques séances, on commençait à avoir un répertoire en main .
Avec le recul, finalement, il n'y avaient qu'une vingtaine de morceaux de chaque danse à
connaître : des tangos, valses, pasos et marches, javas, chas chas, sambas, swings puis les rocks ...
Et on apprenait au fil des séances avec ses harmonies personnelles, au début sans regarder les
partitions . Aucune répétition, et avec des musiques personnalisées dans le style de chacun  .

       Extrait du répertoire : c'est si bon  
(Ouvrir avec music player google ou mobile chrome google drive haut droite)
Sur mobile smartphone ...ouvrir dans chrome drive une seule fois ôter de la corbeille
 https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoWHVTaEFuWHUydUk/view?usp=sharing

RDV des musiciens
2.  Moi, ce qui me dérangeait c'était le son de l'accordéon jouant sans cesse et un
répertoire, pour certains essentiellement musette; j'adorais quand un instrument à
vent venait mettre son grain de sel . Et puis j'étais dans la nouvelle génération et
les sixties ont donné un répertoire jamais égalé depuis . D'ailleurs, très rapidement
à la fin des années 60 l'accordéoniste devait jouer moins souvent, sinon il se faisait
siffler ! Et puis, c'était le rock et la pop qui devenaient le répertoire de base .
C'était la fin d'une époque, d'un cycle ...Mon père qui m'a mis le pied à l'étrier,
était issu de cette période d'après guerre, où tout le monde voulait s'amuser, et
où le musicien était roi : bals, guinguettes, cafés concerts, soirées privées, tout
était bon pour oublier les années de guerre (Il me racontait que, lorsqu'il rentrait
à vélo avec son sax, il cachait son cachet de la nuit dans ses chaussettes pour ne
pas se faire détrousser !)
Les musiciens de cette époque gagnaient bien leur vie et ils étaient pour beaucoup
autodidactes en ayant appris sur le "tas" , avec quelques rudiments de solfège
(Certains étant passés 2 ou 3 ans à l'harmonie municipale) Un talent, un goût certain
pour la musique et le désir de sortir d'une situation d'employé ou d'ouvrier ; c'était
malgré tout une bonne école, car il y avait beaucoup de personnalités et de styles
différents et aussi de grands talents.

extrait répertoire musette : Maria Morena
(ouvrir avec music player ou mobile  chrome google drive haut à droite) 
Sur mobile smartphone en haut à droite ouvrir dans chrome ...une seule fois 
drive ôter de la corbeille
https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoNDlLYVZfUFpkLW8/view?usp=sharing

Extrait répertoire musette : La fille de Dolores
https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoOWJ2RGdta1NSWGc/view?usp=sharing

Une petite anecdote de cette époque me revient en mémoire : nous étions en banlieue parisienne dans un cin&ma engagés pour faire le bal, moi au clavier, un batteur
et un accordéoniste .Avant de commencer l'organisateur vient nous voir et nous dit que nous devons faire le lever de rideau avec une musique "à la mode" et qu'ensuite il y avait une chanteuse (Chanteuse connue en fin de carrière , je dirais Jacqueline François (Mais je n'en suis pas sûr)
qui chanterait deux chansons dont une accompagnée par les musiciens .
Evidemment, j'étais le "bleu" et le seul sachant lire correctement une partition et c'est moi
qui m'y suis collé . 3, 4 ... c'est parti !
la partition sur le clavier et on joue ! C'était comme cela à
l'époque ! Je ne saurai vous dire ce que cela à donner, mais je me souviens que j'avais réussi à déchiffrer une valse lente, je crois, et
il y eût quelques applaudissements !
Quant au  morceau de lever de rideau, c'est encore moi qui m'y suis collé, j'avais joué :"les cornichons" de Nino Ferrer .

 Extrait du répertoire la complainte de la butte (Ouvrir avec music player ou google drive haut à droite) 
Sur mobile smartphone en haut à droite ...ouvrir dans chrome drive une seule fois ôter de la corbeille
https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-Whcob1J1WVJhazZJYzQ/view?usp=sharing

RDV des musiciens

Autre anecdote, un exemple d'une manière d'appréhender le métier : Elio, un accordéoniste et chanteur de talent commençait toujours la soirée par un morceau à la mode, technique pour "créer l'ambiance" immédiatement et ça marchait (Je me souviens d'une soirée où à peine les instruments déballés, il a attaqué par "Aline" qu'il venait d'entendre en voiture à la radio ! 3, 4 ... C'est parti !
"J'avais dessiné ..." des hésitations ... quatre accords ... ! ça y est, le public suivait ! La soirée était
gagnée ! Evidemment ce n'était pas des morceaux compliqués, mais tout de même, il fallait oser !

Y a-t-il un sax dispo ce soir ? Une trompette, un chanteur de tangos ... ?

L'un des changements qu'il y a eu dans le métier de musicien fut la volonté de vouloir à tout
prix imiter le disque et ainsi dépersonnaliser la musique ; une histoire qui circulait dans l'oise
dans les années 90 était qu'un organisateur a dit à un responsable d'orchestre puisque vous
jouez tellement bien et aussi près du disque, la semaine prochaine ce n'est pas la peine de
venir, je mettrai des disques : c'était la playlist avant l'heure ! Il faut dire que le deuxième
problème a été aussi l'apparition de DJ plus rentables qu'un groupe de musiciens si
talentueux soient-ils ... Et puisque de toute manière ils jouaient le disque !
Je crois que cette manière de faire a changé depuis quelque temps, et les jeunes
auditeurs recherchent plus des musiques originales et moins standardisées .

Extrait du répertoire : I'm in the mood for love(Ouvrir avec music player ou mobile google drive haut à droite) 

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoUlhfcmYwQm1hUDA/view?usp=sharing

3 . Bien que m'étant essayé à la basse, et à la trompette c'est le clavier qui restera mon instrument de prédilection .A mes tous débuts , après des essais sur des pianos acoustiques injouables dans quelques guinguettes de l'oise, j'ai rapidement fait l'acquisition d'un piano Hohner dit électrique qui pendant
cembalet hohner

symphonic 320 Hohner
quelques mois réussit à me satisfaire . Mais, c'était la mode de l'orgue qui commençait à remplacer l'accordéon dans les balloches d'alors, aussi, très naturellement, j'en vins à l'achat de l'orgue hohner symphonic qui était aussi celui du baron, l'organiste de Nino Ferrer Nino Ferrer qui a été aussi mon premier coup de coeur musical en même temps que les Beatles ;  mais Nino, j'avais eu la
Nino Ferrer et les Gottamou
chance de le cotoyer de près tout un après midi pendant la préparation de l'émission phare de la TV à l'époque "Age tendre et tête de bois" à laquelle je participais en temps que spectateur ; je dois dire que j'avais été très impressionné par ce trio qui envoyait du lourd ! Et même, s'il y avait claude Bolling et son big band en face, ce sont ces 3 là qui attiraient l'attention . Il jouaient en direct avec un feeling incroyable qui rendait sans intérêt d'autres artistes qui chantaient en play-back Christophe, Sheila, Hervé Vilard et Dalida . Voici un extrait retrouvé sur daylymotion, difficile de voir où je me trouve avec mon frère .

 
Extrait age tendre et tête de bois Nino Ferrer1967
http://www.dailymotion.com/video/x62a52_ferrer-nino-mirza_music

Mon symphonic était un bon instrument, mais il lui manquait quelque chose pour avoir le son du baron ; je compris quelques temps plus tard que cétait le leslie .

 1965 Nino Ferrer     http://m.ina.fr/video/I08059040

4. A partir des années 70 j'avais opté pour l'instrument roi de l'époque celui qui remplaçait l'accordéon dans les bals populaires, j'avais fait l'acquisition d'un orgue hammond LP100 portable, et par la même occasion j'étais équipé d'une cabine leslie 760 ...Ouah ! Le son d'enfer !
orgue hammond LP 100 p
Je crois que je n'ai jamais retrouvé ce son presqu'acoustique, puisqu'on ressentait les petites roues phoniques crépiter dans le corps de l'instrument ! J'ai fait plusieurs changements dans les cabines leslie et au bout de quelque temps, j'avais trouvé ce qui me convenait le mieux . Un collègue musicien m'a fait découvrir des trompettes d'aigu leslie de 150w réels ; il m'a vendu la sienne et je me suis fabriqué dessous un baffle avec un hp JBL de 38 cm fixe avec au dessus une tête d'ampli à lampes de 200w ; je dois dire que le son "à lampes" était extra avec des aigus exceptionnels ; et il y avait en plus 4 avantages :
 Leslie
- 1  le transport plus facile en 3 parties
- 2  plus de puissance (Car qui connaissait les cabines leslie sait qu'elle manquaient de puissance)
- 3 Un meilleur son à lampes . Incomparable !
- 4 Et un instrument qui correspondait plus à mon jeu  (En effet, j'ai fait 10 ans d'étude de piano classique et j'ai toujours gardé cette technique de main gauche avec beaucoup de basses ) L'effet Leslie restait important sur les médiums et les aigus, et les basses plus rythmiques .
Et puis, souvenons-nous du répertoire pour hammond de cette époque avec le "tiger" de Brian Auger,l'un de nos titres de prédilection .

Extrait Brian Auger : TIGER
 // https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-
WhcobVBhWFRUR2tPdTg/view?usp=sharing

Nous avions fait à l'époque 3 années tous les dimanches après midi à Bitry 60 avec un répertoire de danses mais aussi beaucoup de titres
très ciblés orgue hammond .
3 saisons à Bitry 60 début année 70
Phil Despreaux, J F D , Daniel Capart
Phil Garson
5 . Fin 1980, j'ai choisi le nouvel orgue hammond x5 entièrement électronique et plus transportable, mais ce fut une grosse erreur, je n'ai pas retrouvé le son des roues phoniques si riche en harmoniques . C'est à cause de l'apparition du DX7 en 1983, que je n'ai pas repris un
LP 100, car ce nouvel instrument permettait d'avoir quelques sons d'orgue hammond ainsi que de fender rhodes très bluffants et sans
 
hammond x5
l'imposante leslie . Il faut dire que dans les années 80 je tournais à plein régime et je privilégiais aussi la facilité de transport ! J'avais essayé aussi un instrument tout aussi remarquable, avec un merveilleux toucher  : le polymoog, mais au dessus de mon budget . C'est le DX7 et cette facilité de  transport qui m'a fait venir à l'utilisation de 2 claviers, me permettant de revenir à mes premières amours : le piano et son clavier de 88 notes à partir de là je travaillais sur : un piano et un 2ème clavier pour lequel je recherchais les meilleurs sons de bases (orgues cordes- cuivres) Très rapidement j'ai trouvé le meilleur piano numérique
polymoog
qui me convenait le mieux et que je continue à privilégier : les Roland (Pour moi le meilleur pour le toucher, celui qui me procure le plus de plaisir, après avoir essayé des korg, kurzweil, et yamaha) J'ai d'abord eu un Roland HP , puis plusieurs Roland de la série des fp =  fp8 , fp2 ,  fp 3 et depuis 2016 le fp 80 (Excellente série sauf le fp2 ). Entre parenthèse, à cette époque
Roland PF80
n'étant pas encore titulaire dans l'éducation Nationale, j'avais été sollicité pour être embauché chez Musikengro maison maire de Roland à Paris, mais j'ai conservé ce boulot de prof qui me laissait la possibilité d'honorer les nombreux contrats que je pouvais avoir à cette période, notamment pendant les congés scolaires ; il faut dire que la vie d'un musicos dans ces annèes était encore très bien rémunérée puisqu'en travaillant uniquement les week ends j'arrivais à avoir un salaire équivalent
à celui de l'éducation Nationale .Parallèlement, j'avais essayé à cette époque, après un stage chez Daniel Magne maison du piano à Paris, le métier d'accordeur de piano pendant un an sous la
houlette d'un professionnel en pré-retraite . Ayant été titularisé entre temps, je n'ai pas continué
sur cette lancée .

Extrait du répertoire : route 66 Korg pa1 x Roland fp3(Ouvrir avec music player ou google drive haut à droite)
https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcobnBFVUgyY2xMY3M/view?usp=sharing

6. Dans ces années 70 nous jouions en trio avec un guitariste, un batteur chanteur et moi au chant et aux claviers et nous faisions le répertoire de dancing (musette, jazz et rock pop )sans l'accordéon des années passées, mais c'était aussi notre singularité, car à l'orgue hammond l'on pouvait tout jouer avec un résultat meilleur et plus dans l'air du temps .

    Extrait du répertoire : valses de Paris (Roland fp8 kORG PA80)
https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoMFRONWFpWjJOUEk/view?usp=sharing

 Pour le répertoire, nous étions très éclectiques, car il fallait passer du bal populaire au
dancing et à la soirée privée plus de prestige . Pour la danse, si j'avais une prédilection
pour les valses viennoises, les tangos argentins et le style "jazzy", je n'ai, pour ma part
jamais rechigné à jouer des airs plus ringards ou des morceaux demandés (Petite fleur,
le pénitencier ...) contrairement à certains musiciens qui refusaient de jouer certaines
musiques ; le letkiss, le casatchok ...toutes danses du moment étaient à  faire !
RDV des musicos
musikagora

Petite histoire que je qualifierai d'insolite pour ne pas dire loufoque : un après-midi d'été à Pontoise, lors de  la fête patronale, je m'en souviens encore, nous venions de lancer l'introduction de la "danse des canards" et voilà qu'une dame s'écroule avec les pointes des mains encore en action .J'ai appris le lendemain par la presse qu'une personne était décédée sur la piste de danse à Pontoise-les-Noyon !

Extrait du répertoire : Unchain my heart (Merci à Nathalie) 
                                                                   ouvrir avec music player ou haut google drive
Sur mobile smartphone en haut à droite ...ouvrir dans chrome une seule fois ôter de la crobeille

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoaXo0UEtoclVTYWM/view?usp=sharing

7.  Pour le 2ème clavier après des dx7, des roland rhodes, je me suis tourné vers les korg qui, dans les années 90 étaient parmi les meilleurs X3, i3, PA80, et plus récemment PAX1, PAX2 , et depuis 2016 le PAX4, le top de la série ! Un seul regret à cette époque Roland avait distribué un rd 76
Korg pa4x
touches très vite en rupture de stock ; c'est pourtant un piano de 76 notes avec toucher lourd que je recherchais en priorité, le  88 notes étant trop grand et trop lourd (Mozart ne jouait-il pas sur des pianos de moins de 80 touches ?) A la fin des années 80 jusqu'en 2000 je travaillais en trio, avec batteur chanteur et un multiinstrumentiste à vent (Sax clar flute, puis sax flute bandonéon, puis sax trompette accordéon) ce qui permettait d'avoir une variété de timbres, l'acoustique se mélangeant aux sons des arrangeurs . Avec un guitariste en plus cela aurait été parfait ! Mais les contrats étaient moins abondants que par les années passées ,
bien que les soirées étaient plus interessantes et bien rémunérées (Restaurants, caves à champagne, chateaux, rotary, lyons club, Noces ...)
RDV des musiciens
Extrait du répertoire : walk of life (Roland fp3 Korg pa80)

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoZGVwc3prMUtqNWc/view?usp=sharing 

8. Puis jusqu'en 2014 j'ai surtout travaillé seul ou à deux en piano-bar,ainsi en fonction des contrats
je me suis mis très tôt à utiliser des Boites à rythme qui montraient très vite leurs limites dans le ternaire mais étaient aussi très efficaces dans les rocks et les bossas  Je suis passé de la Roland TR505 à la Roland R70, puis je me suis tourné vers les arrangeurs Korg pa (Pour un travail de midifiles en
Roland TR505
parallèle avec mes cours d'ed.musicale en collège) ma première recherche a été de me tourner vers celui qui répondait le plus rapidement aux recherches d'accords, car les orgues avec accompagnement automatique en vogue à l'époque avaient une réponse avec 1 ou 1,5 secondes de retard . Le premier qui était considéré comme répondant très rapidement était le korg pa80 et je me suis mis à la workestration après être passé par X3 et le I3
Roland R70
travaillant parallèlement avec le logiciel style works pour fabriquer et personnaliser mes propres rythmiques et là je trouvais la technique qui me correspondait le mieux : c'est à dire un jeu au piano commandant par midi le 2ème clavier utilisant seulement basse-batterie et reconnaissance d'accords sur 1 note et en expert ; Cette manière de jouer était parfaite car je pouvais jouer et improviser en direct sans donner l'impression que l'instrument faisait tout automatiquement  Ce que je déplore chez nombre de pianistes de bar qui sont à la remorque de l'instrument et restent moins libres de personnaliser leur sets . Ou encore, beaucoup , qui jouent sur des séquences midi préétablies, ce qui t'enferme dans un accompagnement qui t'annihile complètement et t'empêche de t'exprimer .

Extrait du répertoire : Sway (Quien sera) ouvrir avec music player ou haut google drive

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoVksxem9lTXJvUWc/view?usp=sharing 

 9.  En résumé, mon parcours correspond à des animations de guinguettes et bals populaires de
1965 à 1980 ensuite beaucoup de soirées privées, restaurants, mariages, thés dansants et à
partir de 1985 surtout piano bar et musiques d'ambiance dans des salons (Salon du meuble à
Paris, de la parfumerie à compiègne, chateaux Mont-Royal et Montvillargene dans le 95  et le
60 et une saison de mai à octobre dans le saloon de la "vallée des peaux rouges" à Fleurines 60 ...)
Il y avait aussi quelques concerts en parallèle avec des chanteuses en particulier Marie Elise
spécialiste talentueuse de Piaf.

 https://www.youtube.com/watch?v=GS1Py8mi7t4&feature=youtu.be
Marie Elise chante l'accordéoniste

 Et aussi fin année 90 quelques pianos-bars avec des chanteuses dans l'oise, puis début année 2000 dans le sud (Notamment avec Année Leed, chanteuse d'expérience de l'ancienne génération ) et aussi mon ami Jean Pierre Cervilla chanteur lui aussi d'expérience ancienne génération .
Petite anecdote, en tant que pianiste du saloon à la vallée des peaux rouges, j'ai joué un mercredi pour des adhérents du FN (Ils avaient réservé la journée à leur parti) avec à leur tête un certain Jean Marie Je me souviens avoir joué un pot-pourri d'airs de cowboys et avoir glissé quelques mesures de "hava naguila" . Je revois le Président du FN dans son joli costume bleu ciel (C'était en été , en juin , je crois ) en train de taper dans les mains ! J'étais encore un peu  jeune, et un peu inconscient ! !

cracheur de feu de la troupe de la vallée des peaux rouges
Extrait du répertoire :le vieux piano
https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoQzNzdTl2RElfbGc/view?usp=sharing
Troupe de la vallée des peaux rouges 1986



                                                      
Cave Atmosphère COMPIEGNE 1990
Dans les années 90 , j'ai fait cinq années complètes à "l'atmosphère" piano bar réputé de compiègne 60 et aussi des saisons d'été et d'hiver dans les VVF dans le sud seul et en petite formation à 4 ou en duo (Duo clavier violon, duo clavier batteur, duo 2 claviers ) Ensuite il y a eu 5 saisons d'été en Corse dans le VVF de Lozari avec patrice à la batterie et chant, André au clavier et chant et Yves au violon-guitare (Ce qui permettait d'orienter plus  le répertoire vers la chanson française, violon piano se mariant très bien) . J'ai eu aussi lors d'une des saisons le plaisir de rejouer avec un vrai batteur-lecteur en plus et très bon chanteur ; Patrice Boinet
continue son métier de musicos pro avec l'orchestre de ZIC ZAZOU maintes fois écouté et vu sur les tv .
En 2004, je me suis mis en pré-retraite et me suis installé en PACA avec l'intention de choisir mes animations avec un
1991 Corse pizzeria VVF avec André Dubeau
Corse terrasse VVF 1990 avec Yves Brebion
répertoire qui me ressemble plus .  Mais je suis vite retombé dans une routine de rentabilité avec des pianos-bar et des thés dansants non choisis et surtout un certain ennui de ne pas trouver de complice suffisamment bon musicien et expérimenté en scène Et aussi le fait de ne plus jouer avec un vrai bon batteur, qui te libère de la contrainte d'une boite à rythme ; comme pour Nino Ferrer l'idéal à toujours été pour moi d'être accompagné par 2 bons musicos . Un trio où chacun peut s'exprimer à son gré . Avec Jean Claude Lagache batteur jazzy et bon chanteur, l'entente a été excellente pendant plusieurs années et nous avons réussi à personnaliser un répertoire assez large (Musette, dancing, pop-rock, latino, standarts de jazz) Mais à partir des années 2010 les cachets ne suivaient plus non plus , ou alors on jouait seul ou au mieux en duo. J'ai fait aussi plusieurs remplacements en petite et grande formation (De 12 à 15 musiciens et chanteurs) mais cette configuration de musiciens nouvelle génération, obligés de passer des heures de répétitions au profit d'un résultat aseptisé et sans personnalité, ne me satisfaisait pas trop . J'ai même joué à Avignon avec un orchestre de danses qui interprêtait leur partie par dessus des bandes orchestre pour être sûr de ne pas se tromper ! (J'ai fait une figuration en jouant 10 morceaux en passage réel dans la nuit Je me souviens aussi d'un thé dansant sur Toulon en 2009, sur le principe de la vieille école ...3, 4 !
C'est parti ! Sauf que ... j'ai trouvé deux mondes différents : un vieil accordéoniste peu disert, ou plutôt aigri (Style de musette sans swing qui n'est pas ma tasse de thé) qui a fait exprés de ne pas jouer les standarts musette sur lesquels on s'était mis d'accord (Pour montrer son originalité ?)
Quelle idiotie ! Fallait-il que je sorte un morceau inconnu pour le mettre dans l'embarras et lui montrer que je pouvais faire pareil ! Par contre, j'ai eu le plaisir d'échanger avec un jeune sax sympa prof de conservatoire qui travaillait avec une tablette numérique et sortait en quelques secondes la partie sax du titre que je lui donnais sur scène au fur et à mesure de la séance Nouvelle manière de faire qui m'a beaucoup plu .  (Je me souviens de 2 titres des Rita Mitsouko -Marcia  et
- C'est comme ça faits en direct qui avaient bien fonctionné)
En fait l'idéal pour moi : c'est un répertoire de base (Standarts jazz- pop -rock ...) avec des échanges et de la complicité avec un musicien lecteur, expérimenté et alliant la technique du numérique pour permettre de l'inventivité et de l'imprévu dans des titres pas toujours répétés ! Car rien de plus barbant pour moi, de jouer toujours les mêmes morceaux . (Dans mon répertoire, je m'aventurai toujours à chaque séance à introduire 2 ou 3 nouveaux morceaux jamais joués sur scène)
C'est un grand musicien (En l'occurence Mozart) qui disait : lorsque je joue un concerto, je pense d'abord au grand public, puis aux connaisseurs, et enfin à moi-même ! Il ne s'agit pas d'une quelconque comparaison avec cet illustre musicos, mais quelle grande lucidité !
Atmosphère discussion avec le chanteur DAVE 1991

A l'atmosphére, j'ai eu l'occasion de croiser quelques "vedettes" ; Dave qui m'a demandé son standart de jazz, Jeanne Mas qui m'a gentiment demandé du "Piaf" .... Avec Pascal le patron chanteur nous sommes passés
en 1ère partie d'Hugues Aufray, qui nous a sermonés parce qu'on jouait trop fort !

 Extraits de vidéo 29 mars 1998 Carnaval sur PARIS jean françois et jean louis
 
https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoRjZWQmpSb2VnZXc/view?usp=sharing

Extrait : les eaux de mars (Ouvrir music player ou haut google drive)

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcobHZDRmQxZmV1YmM/view?usp=sharing 

10 . 2009 et 2010 deux saisons en concerts avec un tribute Beatles sur la côte :
Le groupe Liverpool, puis Hello Goodbye, Sympa , mon répertoire favori !
De beaux concerts, mais le groupe restait peût-être sur un répertoire trop concis et répétitif, alors que chez les Beatles il y a un choix infini et d'autres chansons à essayer . C'était en partie dû au fait qu'il ne travaillait que la saison d'été sur une douzaine de dates, ce qui donnait lieu à 2 à 3 mois de répétition au préalable, ce qui n'était pas trop mon "truc" !
Si les dates étaient plus nombreuses, les répétitions à outrance auraient été inutiles . Mais ce n'était pas leur "politique" ! Ils n'étaient pas très interessés par les petits concerts en bar ou autres, seules les grosses structures les intéressaient, ce qui est bien dommage car c'était un bon groupe qui aurait pu devenir encore plus affuté ; et le plaisir de jouer sur scène se retrouve aussi avec un public plus restreint et c'est là que l'on s'affirme davantage . Et de plus, qui dit "grosses scènes", dit "gros matériel à installer ... la plaie du musicos !
Le Beausset groupe Liverpool : Patrick, Jeff, Serge .

Il y avait là deux approches différentes de faire de la musique de manière professionnelle .
Lorsque les Beatles faisaient leurs émissions hebdomadaires en direct à la BBC, à la question d'un journaliste : quand répétez-vous ? John Lennon répondit "ça ne sert à rien, on joue sans arrêt !
A cela, il sous entendait  : "en plus ça tuerait notre spontanéité et notre enthousiasme !  
Les Beatles qui ont joué sans arrêt à leurs débuts travaillaient à l'ancienne manière ! De mon côté l'enthousiasme était là, mais je n 'aurais pu continuer plusieurs saisons comme cela . Par contre
j'étais aussi content d'abandonner mes boites à rythmes et retrouver un bon batteur - lecteur en plus,  sachant nuancer son jeu et garder le bon tempo (Pas comme certains batteurs qui voulant jouer comme un soliste sont parfois gênants )
J'ai eu le plaisir aussi de monter avec le groupe 2 morceaux qui me tenaient à coeur "the walrus"
de Lennon et "Live and let die" de Macca .
Groupe Liverpool : var, en fin de soirée (Jeff Serge Hubert et Patrick)

Patrick le bassiste à la voix à la" Mc Cartney"m'a aussi étonné par sa manière de jouer tout à l'oreille ne sachant pas lire la musique et en plus ne connaissant pas les accords qu'il jouait
(2 handicaps assez rare !) Avec son talent et du"métier" ç'aurait pu faire un musicos étonnant !
Il est évident que tout connaître par coeur donne des limites à un répertoire important, et empêche
la progression du musicien .

 Mais ce qui m'a fait arrêter quelque peu mes itinérances depuis 2014, c'est qu'avec les arrangeurs
Korg PA je me suis mis à la compo (Depuis 2008); ce qui me prend beaucoup de temps et me
procure un plaisir différent qui était en germe depuis quelques temps . Et puis je ne voulais pas
refaire du bal privé ou thé dansant qui ne m'apportaient rien de tangible et surtout peu de plaisir .
Et retrouver un autre tribute Beatles à côté de chez moi, ça ne "court pas les rues" ,d'autant plus,
qu'à l'époque je naviguais entre le nord (Picardie) et le sud (Haut var) !

Le Beausset 83 en 2010 : patrick, Jeff, Serge, Hubert, Jean Luc



JF et Tufan 2010
11 . C'est Tufan, un ami qui m'a mis le pied à l'étrier et avec qui nous avons fait une quinzaine de chansons en anglais . On a
travaillé ensemble deux années avec une certaine entente et beaucoup de plaisir .
Ne trouvant pas de partenaire pour refaire de la scène en reprises Beatles, et puis parce que je ne voulais pas rejouer seul sans le plaisir du partage avec un complice,  je continue depuis,
(Sur mes korg pa2 x et pa 4x et mes pianos kurzweil et roland) mon parcours musical en m'essayant dans des compos qui je l'espère pourront trouver un jour leur interprête ... !

dancing Fargnier 02 mai 69
Extraits du répertoire : 
Surfin USA  (Ouvrir avec music player ou haut à droite mobile chrome google drive)

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoRVFvay1hd1A0RTQ/view?usp=sharing

 Bei  mir bist  dou schoen

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcodTA5VjFRaVZTazQ/view?usp=sharing
Août 2008 Piano bar privé

On the sunny side of the street 

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoOTVSWkgxRDh6bnM/view?usp=sharing

I can't give you anything but love 
 https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoblhXNFpwdldqa1E/view?usp=sharing
Fargnier 02 Mai 69
Anniversaire VVF de Grasse 86 JF, Michel Lempereur
Fabrice Broutin Eric Winnebroot

Eglise de Vieux moulin 60 Août 77
 Extrait : vieille canaille (You rascal you) ouvrir music player ou mobile chrome google  drive

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoMk02Nmd5UU9PTnc/view?usp=sharing 


Réflexions et considérations

    1 .Des swings et des winds .

Dés le début de ce parcours musical, j'appréciais lorsqu'un instrumentiste à vent venait participer à
nos séances et ainsi atténuer l'omniprésence de l'accordéoniste . Je me souviens de quelques musiciens qui m'ont marqué par leur présence, notamment dans les sixties un certain Cob(Ou Kob ), un saxo noir américain embauché place Pigalle, et qui m'avait enchanté par ses harmonies suaves et percutantes et ses reprises originales en solo . A priori, il jouait tout à l'oreille, sans aucune connaissance musicale avec une virtuosité et des impros d'un modernisme incroyable ; et le tout avec un grand sourire ravi !
 
Au RDV des musicos !

Ce "jazzeux" ne savait pas lire une partition et ne connaissait pas la différence entre le mineur et 
le majeur ! Par contre il connaissait tous les standarts de jazz et les interprêtait tel de grands jazzmen
que j'avais entendus en disque .(A méditer par tous les pseudos scientifiques et théoriciens du jazz !)
Un autre sax ténor m'avait, lui aussi impressionné, il s'agissait d'un certain "razette" (Look à la Yul 
Brunner) l'exact contraire de Cob : un scientifique de la musique, issu du  conservatoire avec une 
technique et une virtuosité époustouflante, mais je me souviens avec un son moins chaud , et plus sec 
que le musicien américain . Dans mon souvenir, Razette avait pris le micro (De manière autoritaire !) 
à 21h30 pour le quitter à 2h30 après nous avoir dirigé, moi, le batteur et en lançant des thèmes qu'il 
avait en commun avec Elio à l'accordéon /  Lors de l'interprétation du "pénitencier" tube de l'époque, 
il avait improvisé en plaçant une phrase du "take five" de Dave Brubek ! Mais je préférais la musicalité, le son et la nonchalance du musicien américain, car la virtuosité réfléchie et le manque de partage entre collègue musicien ne m'a jamais emballé outre mesure .
Par la suite, j'ai eu la chance de jouer avec d'autres instrumentistes à vent ; avec Alain; issu de
l'ancienne génération, prenant tout à l'oreille et rendant un son très chaud, à la Stan Getz sur son
sax ténor . 
Dancing La Ferté Milon 1969 (Alain Bouchinet au sax et J Brosset; F Bayssac)

Puis, il y a eu Raoul, vieux musicien facétieux, au look à la Francis Blanche,  multi-instrumentiste 
subtil jouant sur le côté spectacle en alternant piccolo sax soprano coudé, sax ténor, clarinette en métal ou encore bugle piccolo ! Il avait eu son heure de gloire dans le soissonnais avec une clientèle
anti-accordéon (Instrument communiste ! Disait-il !) en soirée Rotary, Lyons Club,Sociétés privées
dans les caves à Reims et m'avait pris en sympathie avec mes instruments électroniques et mon
répertoire yé yé pop rock qui s'alliaient très bien avec son style jazzy . Il avait le métier en main, sachant changer d'instrument au grè des tonalités, piccolo en ut, bugle en sib, saxo en sib ou mib ... Et étant toujours à l'aise pour des impros sympas dans chaque morceau, puisqu'il avait la tonalité appropriée  .Et puis de temps en temps, il faisait intervenir un 2 ème inst à vent (Marteau saxo-ténor jazzeux très moderne, Marie-Antoinette trombone au son intriguant ou encore Margotteau alliant une certaine virtuosité et un son extra à la clarinette  ...) Quels plaisirs lorsque tous ces timbres se mélangeaient dans les valses viennoises, les tangos argentins ou encore les standarts jazzy ) Nous avons eu la chance en temps qu'orchestre de danses, de cotoyer l'orchestre de  Claude Luter, qui a fait un passage avec son orchestre . (Nous avons pu voir et entendre un orchestre qui jouait à la manière ancienne, en direct se servant au minimum de notre sono .
 
(Le lambeth walk) Raoul au sax soprano, jean claude BATTERIE et la troupe de Fleurines 1986

Ensuite, j'ai travaillé plusieurs années avec Michel prix de conservatoire de flûte (Inutile de dire que
"paris s'éveille " était au répertoire !) saxo-ténor, bandonéon et accordéon ! ! Nous avons bourlingué
ensemble en picardie et aussi en paca . Des carnavals, des caves douteuses ou pas, des campings, des péniches, même dans un blokaus en pleine campagne ..! Beaucoup de souvenirs mémorables !
Soirée déguisée Les frère Jacques à Tracy 1998 avec michel

Puis j'ai continué jusqu'en 2014 avec Jean Louis trompette, sax ténor et accordéon et chant en soirées privées thés dansants et pianos bar, là encore des souvenirs de belles soirées passées en complicité .
Le grand avantage de ces duos était bien entendu la variété et le renouvellement des timbres alliés
aux sons électroniques de mes claviers qui donnaient de la vie aux sons numériques .
 
Cave à l'Atmosphere 1990
Atmosphère 90 à 95
Extrait : O cheiro da Carolina (Brésil)

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoMi1sMW9YYnlWekE/view?usp=sharing 
duo avec michel atmosphere 90

2 .Histoires de famille : c'est mon père qui m'a initié à ce métier de musicos, en même temps que mes deux frères (L'un à la batterie, l'autre aux claviers) qui ont fait un parcours plus court .Je dis "métier", car pour quelqu'un issu d'un milieu modeste, ce n'était pas une vocation, mais une occasion de bien gagner sa vie en sortant de son milieu social ; et comme tout métier, il fallait le faire consciensieusement .Sax-clarinette après guerre, il s'est mis à la guitare dans la foulée et est devenu un excellent guitare-musette; la guitare étant utilisée comme un "piano à bretelle" .Il avait un accompagnement basses-accords très efficace pour les accordéonistes qui le réclamait à corps et à cri.

Mais il n'a pas su épouser la mode yé yé, bien que connaissant les standarts
de jazz et les tubes de Django . Il n'a pas assimilé le côté "blues" et les 
accompagnements syncopés de la guitare des sixties .
Django
Il s'est brusquement arrêté en même temps que sa retraite d'employé de banque avec le sentiment du devoir bien accompli .Dans les années 80 , il s'est quelque peu reconnu dans le style picking de Marcel Dadi qui lui correspondait mieux que les
techniques des guitares actuelles avec effets divers et distorsions dont il avait horreur . Mon père était de cette génération d'après guerre qui a connu le
summum du métier de musicien avec les bals populaires, guinguettes et café concerts ; toutes animations plus ou moins interdites sous le régime de vichy . Ce qui expliquera, cette explosion de bals populaires  à la libération  .  

3 .Oreille absolue et avoir de l'oreille !

Dans les années 70, j'ai effectué des études de musicologie à Paris IV Sorbonne, et j'ai compris que
j'avais l'oreille absolue, ce qui je pense n'est pas quelque chose d'inné, mais s'acquiert quand on est 
baigné  dans un environnement musical continuel, ce qui était mon cas à l'époque . 
Oreille absolue et "avoir de la feuille" sont, je pense deux choses distinctes.  Pour l'oreille absolue, qui n'est pas une référence indispensable, on entend directement les notes sans l'aide d'un diapason et on est directement dans le ton, ensuite il faut écouter et suivre, et une"bonne oreille" prend le relai .
En fait, je me suis rendu compte que c'était aussi et surtout psychologique, c'est à dire qu'il faut être concentré et vouloir  (Dans mon cas, si j'étais récalcitrant à certaines musiques, ou dans les "nuages", 
mon oreille pouvait se refuser) et aussi être entraîné .
2005 sur un yamaha
A cette époque, je pouvais réussir une dictée musicale d'une dizaine de portées, fragmentée par 3 écoutes avec 1 ou 2 erreurs ou alors passer à côté et réussir seulement quelques fragments . Quand il a fallu passer à des dictées plus  sophistiquées (2 portées de soprano à découvert+1portée alto+1 portée ténor+ 1 portée basse avec chiffrage des accords) par manque d'entraînement, je réussissais des fragments et en loupait d'autres .
Soirée privée La Garde 83 2007
 

Je pense avoir conservé une partie de cette oreille absolue qui ressurgit par moment à certaines écoutes . 
J'ai connu, à mes débuts, quelques musiciens qui avaient cette oreille absolue toujours en alerte, dans l'urgence du travail bien fait ; ils avaient toujours l'esprit en éveil, ne se posaient pas de questions  et inventaient sur ce qu'ils entendaient (Comme ce musicien noir américain cité plus haut) avec un talent indéniable sur tel ou tel instrument . Oreille absolue alliée à l'expérience et l'acquisition des répertoires donnaient des musiciens exceptionnels §

Extrait :Et maintenant (Ouvrir music player ou mobile haut à droite chrome google drive)

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoX1ItMUZiM1AxdXM/view?usp=sharing  


4 . " Dis, c'est quoi un bon musicien ?

" Je suis un bon musicien .... puisque je ne connais pas la musique ! !" Combien de fois, dans les années 70 et 80 en particulier , ai-je entendu cette assertion .D'ailleurs cela reste d'actualité, on pense
toujours que quelqu'un qui arrive à jouer "sans connaître" la musique réalise une prouesse !
Beaucoup de musiciens, de guitaristes surtout après les sixties ont appris par eux-mêmes, et certains sont devenus un certain temps des musiciens de passage, avec pour certains certainement un certain talent, c'est sûr et certain ! Mais comme leur passage a été court, il n'ont pas approfondi et n'ont pas eu cette expérience qui te fait "apprendre" la musique, car contrairement à cette légende (D être un bon musicien parce que on ne connaît pas la musique ... )Les grands , eux connaissaient la musique ! 
Django Reinhardt ne savait pas lire et écrire la musique comme Paul Mc Cartney et John Lennon, mais ils connaissaient sur le bout des doigts touts les harmonies les plus sophistiquées ainsi que les marches harmoniques ou toutes autres suite d'accords compliqués . Que ce soit Django dans les bals musettes ou les Beatles dans les boites, cavernes et autres lieu de spectacles; ils ont tellement bourlingué et enchaîné les séances à outrance qu'ils avaient assimilé toutes les connaissances suffisantes pour la musique de jazz ou de pop-rock ; tout en gardant leur fraîcheur et leur spontanéité par le fait de ne pas être passer par un apprentissage académique; leur talent, voire leur génie pouvait s'épanouir sans avoir appris la science de l'écriture . Par contre, peût-être, ce talent aurait été encore plus grand s'ils avaient eu cette connaissance . Car évidemment que tous ces musiciens de passage, qui ont eu leur heure de gloire avec ce talent sans la connaissance  du solfège, ont toujours été bloqués à un moment ou à un autre faute d'avoir un parcours important  Et c'était dans un répertoire étriqué qui ne pouvait pas évoluer sans cette connaissance qui à un moment devient indispensable . 
Ces musiciens de passage ont parfois fait du tord à ceux qui étaient en place et qui ont poursuivi un parcours avec parfois un talent plus moyen mais qui était plus constant et plus solide . Ils ont cachetonné quelques années à des tarifs imbattables, avec un répertoire au point mais non évolutif, puis sont repartis faisant du tord à la profession . Des amateurs éclairés, mais qui sont restés amateurs
Grainville 24 mai 69 A Bouchinet J Brosset JF D
Grainville 1969
Fête patronale sur chariot 1970 Christian Durand Jf D

31 08 1970 Machemont sous tente
Val Cenis 27 02 88 restau tetra lyre

Restau Pascal Megève déc 89

Extrait : L'âme des poêtes (Ouvrir avec music player ou mobile chrome gooogle drive)

 https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoanFlRTlFbzBGT1E/view?usp=sharing
On demande un claviériste pour ce soir !

5 .Anciens et nouveaux "musicos".

Il est vrai, qu'avec le recul en réfléchissant sur ce parcours je remarque qu'il y a eu deux manières de 
faire de la musique et peût-être deux approches différentes : autrefois, on apprenait sur partition, sans écouter ce que l'on jouait, et particulièrement dans le classique . Avec trois de mes professeurs de 
piano, j'apprenais sur partition et ils me montraient simplement des passages ou me disaient de suivre
au plus près les indications de tempo et de nuances . J'ai découvert beaucoup plus tard les oeuvres de Mozart, Beethoven, Bach, Chopin ... sur vinyl, et j'ai parfois été étonné de constater que j'avais fait, mis à part s'ils étaient bien ou mal joués, une interprêtation personnelle ; Par la suite avec l'évolution des techniques d'enregistrement (Cassettes, CD...) et le fait de la multiplication des radios, on a changé la manière d'appréhender la musique : en fait, on a beaucoup écouté avant de jouer ! Je pense que c'est en partie une erreur, et j'ai toujours été gêné de constater qu' à chaque fois que j'essayais de m'intégrer à un groupe, on  me demandait d'abord d'écouter et de répéter et répéter encore ! 
Ce qui pouvait "tuer" en partie le plaisir de faire de la musique en découvrant telle ou telle oeuvre . Le grand Brel disait qu'il a arrêté de chanter lorsqu'il s'est rendu compte qu'après avoir interprêté des dizaines de fois "ne me quitte pas", il n'éprouvait plus aucun plaisir et qu'ainsi il trompait le public . Lucidité et honnêteté d'un grand artiste ! 
Un grand pianiste chef d'orchestre classique répondait à la question d'un journaliste : "Quelles musiques écoutez-vous ?" J'écoute rarement de la musique puisque j'en joue, je n'ai pas le temps ! 

Réunion de musicos dans les années 90 Anciens et nouveaux
  J Champigny(En dehors de la photo), alfio , JF Despréaux, Jacky Despréaux, Henri Fillot, Elie Tannière, Daniel Capart, Eric WInnebroot, André Guéguen, Christian Durand, Coco, Albert Maillard, François Despréaux, Patrick Tomczyck, Guy Duchène ...
Réunion qui a fait se retrouver par trois années successives des musiciens de toutes générations .
J'y ai découvert un certain Guy Duchène qui m'a fait retrouver ce type de musicien très doué que
j'ai pu rencontré dans mon parcours (Une oreille aiguisée avec des trouvailles dans ses harmonies
au saxo dans un répertoire qui pouvait lui être totalement inconnu ! Et puis ...je ne l'ai pas entendu Mais, selon certains il était aussi exceptionnel à l'accordéon !) 3, 4 ...

Extrait  : Que reste-t-il ? ouvrir avec music player ou mobile chrome google drive en haut à droite

https://drive.google.com/file/d/0BwC58D9-WhcoOG53UzNvdXl0Mmc/view?usp=sharing


Que reste-t-il . . .

de la place des musicos ? 



CONTACT :

Jean François Despréaux             regussejf@gmail.com

4 commentaires:

  1. Intéressant ce mélange de souvenirs personnels et commentaires techniques !

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  2. Merci à Jean Louis Vermassen pour sa visite

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  3. Merci à Alain Bouchinet pour sa visite

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